Biographie
Robert Cramer, de son nom complet Robert Christian Cramer, est né le 7 février 1954 à Amsterdam (Pays-Bas)
Licencié en droit de l’Université de Genève et titulaire du brevet d’avocat, il devient en 1985 associé dans l’étude d’avocats Cramer et de Preux. En 1996, il est désigné président suppléant de la Chambre d’appel des prud’hommes.
Depuis 2010, il a repris l’exercice du barreau au sein de l’étude Cramer-Salamian.
Carrière politique genevoise
Membre du Parti écologiste genevois depuis 1984, il est élu l’année suivante député au Grand Conseil et y siège jusqu’en 1993. Président du Parti écologiste genevois de 1988 à 1990, il est élu au Conseil municipal de la ville de Genève en 1995.
Le 16 novembre 1997, il devient le premier conseiller d’État écologiste élu à Genève. Prenant la tête du département de l’intérieur, de l’agriculture et de l’environnement de 1997 à 2005 puis du département du territoire de 2005 à 2009, il développe une politique réconciliant agriculture et écologie avec notamment l’interdiction du recours aux OGM.
Sur le plan institutionnel, il fait aboutir, après une large consultation de la société civile, la loi cantonale sur l’intégration et la loi sur le développement durable. Il est également à l’origine des dispositions réglementant la mise en œuvre et l’organisation de l’administration s’agissant des différents domaines de la protection de l’environnement.
En matière de gestion de l’eau, il met en place un programme de renaturation des cours d’eau genevois, qui s’inscrit tant dans une perspective écologiste que dans celle de la sécurité face aux crues.
En charge dès 2005 de l’aménagement du territoire, il initie par ailleurs le projet d’agglomération franco-valdo-genevoise afin de concevoir l’aménagement au-delà des frontières du canton, incluant la France voisine et le canton de Vaud. Il préside en 2006 et 2007 le Conseil du Léman.
En matière de mobilité, se fondant sur l’augmentation de la population et les besoins en mobilité induisant une augmentation du trafic, il met en place une politique de développement des transports publics, notamment du réseau des tramways. Il conçoit également celle-ci à l’échelle de l’agglomération, à l’instar du projet CEVA (RER franco-genevois) qui avance sous son mandat.
En matière d’énergie, il contribue au pilotage du travail aboutissant à une nouvelle loi sur l’énergie, acceptée par le peuple genevois le 7 mars 2010, qui impose notamment, lors de la construction de nouveaux bâtiments, des standards énergétiques élevés et la mise en place de panneaux solaires.
Carrière politique fédérale
Le 21 octobre 2007, il est élu aux côtés de la socialiste Liliane Maury-Pasquier au Conseil des États. Il devient ainsi le premier écologiste de l’histoire suisse à siéger dans la chambre haute du parlement fédéral. Il est réélu le 23 octobre 2011.
Depuis le début de son mandat fédéral, il siège dans la commission de l’environnement, de l’aménagement du territoire et de l’énergie, ainsi que dans celle des institutions politiques qu’il préside depuis sa réélection fin 2011. Par ailleurs, après avoir siégé durant la législature 2007-2011 dans la commission de gestion, et dans celle des grâces et de réhabilitation, il est actuellement membre de la commission des affaires juridiques.
Dans le cadre de la Commission de l’environnement, de l’aménagement du territoire et de l’énergie, il a activement participé à la réalisation du contre-projet à l’initiative « Eaux vivantes », largement inspiré de la législation genevoise, ceci à la pleine satisfaction des initiants qui ont retiré leur texte.
Il a également soutenu à de nombreuses occasions l’assainissement énergétique des bâtiments, par l’affectation d’une partie de la taxe sur le CO2 à des économies d’énergie, la mise en place de certificats énergétiques pour les bâtiments ou l’augmentation des moyens pour la formation et il a contribué à la rédaction de la nouvelle mouture de la loi sur le CO2.
Dans le domaine de l’aménagement, il a défendu différents objets, notamment l’initiative sur le paysage ou celle pour en finir avec les constructions envahissantes de résidences secondaires, pour promouvoir un aménagement de qualité, contre l’étalement urbain et les lits froids et défendu avec succès un postulat pour faciliter l’implantation des éoliennes.
Son engagement dans les domaines de l’énergie et de l’aménagement du territoire s’est aussi exprimé par ses contribution à l’adoption d’un texte sur la sortie du nucléaire et par ses interventions visant à préserver les forêts.
Dans le cadre de la commission des institutions politiques il a œuvré pour faire reconnaitre la validité de l’initiative genevoise eau/énergie notre affaire, pour favoriser l’accès des sans-papier à l’apprentissage et pour l’acceptation de la loi-cadre sur l’intégration.
Il a été également à l’origine d’un projet d’invalidation partielle de l’initiative sur le renvoi des criminels étrangers et défendu la transparence des dons faits aux partis politiques.
Dans le cadre de la Commission de gestion, il a participé aux travaux afin de dénoncer l’affaire « Tiner » et défendu la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire dans l’affaire UBS.
Par ailleurs, il a soutenu les initiatives cantonales pour faire barrage aux denrées alimentaires cultivées dans des conditions écologiques et sociales désastreuses et combattu la transformation de produits alimentaires de base en carburant.
Il est aussi intervenu dans le débat agricole pour décrire l’expérience genevoise en matière de souveraineté alimentaire
Un compte-rendu plus complet de son bilan de législature 2007-2011 se trouve dans la rubrique « ses actions à Berne » sous le titre « bilan de la législature 2007-2011″.